INTRODUCTION Depuis fin février 2026, le marché pétrolier mondial traverse sa perturbation la plus sévère depuis les années 1970. Le conflit entre les États-Unis et l’Iran a entraîné la fermeture quasi-totale du détroit d’Ormuz, voie maritime par laquelle transite habituellement un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondiaux. La rupture des flux d’approvisionnement a entraîné une hausse rapide des cours du pétrole, avec un Brent dépassant 100 dollars le baril dès le 8 mars 2026. À ce choc d’offre s’est ajouté, le 28 avril 2026, le retrait des Émirats Arabes Unis de l’OPEP. Les EAU produisaient 3,5 millions de barils par jour, soit entre 8 et 10 % de la production quotidienne de l’organisation. Leur départ fragilise durablement la capacité collective de régulation de l’offre et entretient une volatilité structurelle des cours à moyen terme. [1] Pour le secteur français de l’assurance, principal investisseur institutionnel du pays avec près de 2 900 milliards d’euros de placements, ce choc se propage directement à travers les marchés financiers. La hausse des taux longs induite par les anticipations inflationnistes déprécie…
Impact de l’IA sur le secteur bancaire
EN BREF : Inspirée par une récente publication de la BCE,…
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