L’assurance vie en tant que produit d’épargne préféré des français

Retour sur l’historique de l’assurance vie pour comprendre pourquoi ce produit d’investissement fait partie des épargnes préférées des français.

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LES ORIGINES DE L’ASSURANCE VIE

Origines et évolution historique de l’assurance vie

La première forme d’assurance vie remonte au XVIe siècle, en Europe, avec que l’on appelle communément « les tontines ». Le principe est très simple : les familles d’une même région ou d’un même village mettaient en commun une partie de leur épargne pour protéger leurs descendants en cas de décès. Le capital collecté (sans qu’il soit question de le faire fructifier) revenait soit au dernier vivant, soit à la famille du premier décédé.

La création de la première compagnie d’assurance vie française remonte à 1818. Elle est baptisée « Compagnie d’Assurances Générales sur la Vie » et donne naissance à l’assurance vie moderne en France.

Au fil du temps, l’assurance vie s’est développée en tant que moyen pour les particuliers de protéger leur famille et de planifier leur avenir financier, tout en se protégeant contre les aléas de la vie, comme l’invalidité.

Un produit financier encadré et tourné vers la gestion patrimoniale

L’assurance vie n’est donc plus un moyen de « couvrir » les proches d’un client contre son décès, mais réellement un produit financier comme un autre. Un produit, qui permet de gérer son patrimoine, le faire fructifier et en profiter en cas d’accident, de baisse de revenus, ou pour préparer sa retraite.
Elle n’est donc plus exclusivement tournée « vers ses descendants » mais bien « vers soi, en premier, et au besoin vers ses descendants ».

Par ailleurs, il est important de retenir que le Code des assurances encadre tout ce qui se rapporte à l’assurance vie. Il impose des règles de solvabilité strictes, visant à garantir l’épargne des assurés. C’est ce qui fait que le marché reste hermétique aux nouveaux entrants car seules les entités disposant de fonds conséquents peuvent vendre des contrats d’assurance vie.
Le législateur tient à ce que l’épargne des français soit protégée et les ratios de solvabilité2 sont là pour empêcher les entités les moins solides d’intervenir sur le marché.

 

LES CARACTÉRISTIQUES DE L’ASSURANCE VIE EN FRANCE

Lorsqu’il est question d’assurance vie, il y a 3 axes ou dimension à appréhender :

  1. Le type de contrat : Euro versus Unité de Compte
  2. La durée d’investissement
  3. La sortie : en capital ou en rente

 

Les types de contrat

En France, l’assurance vie est proposée sous les formes suivantes.

Le contrat d’assurance vie en Euros

Ce type de contrat offre une garantie en capital. Il y a encore deux décennies, le Code des assurances garantissait les taux d’intérêt (3,75% pour les contrats détenus durant plus de 8 ans). Mais cela n’est plus le cas en raison de la baisse des taux obligataires qui ne permettaient plus aux assureurs de garantir un taux sans risque.
Néanmoins, une clause prévue dans le Code des Assurances subsiste toujours et implique que tout bénéfice supplémentaire dégagé par l’assureur doit être reversé à l’assuré.
Il s’agit de la « Participation aux Bénéfices » ou « PB » que le Code a fixé à au moins 90 % des bénéfices techniques et à au moins 85 % des bénéfices financiers.

Cela signifie que :

  • Si l’assureur dégage des profits inattendus quant à la gestion des contrats, il doit verser au moins 90% de ses bénéfices
  • Si l’assureur dégage des profits financiers non imputables à la gestion des contrats (comme la revente du site du siège social), il doit affecter au moins 85% de ses bénéfices aux contrats d’assurance en euros

Des rendements sécurisés mais limités

L’intérêt de l’assuré est toujours au centre des préoccupations du Code des Assurances.

Avec les contrats en euros, il est impossible pour l’assuré de perdre son capital car en cas de perte, c’est à l’assureur de compenser le manque à gagner ou les moins-values.

En contrepartie, les rendements de ces contrats sont plutôt faibles, ils ont même eu tendance à chuter compte-tenu de la politique des taux d’intérêt bas pratiquée en Europe au cours des années 2000.
Au regard de l’inflation, les rendements pouvaient même être « négatifs » ou proche de zéro. Mais cela n’a pas entaché la réputation ou le succès du contrat en Euros car le capital est garanti et cela rassure l’épargnant.

 

Le contrat d’assurance vie en Unités de compte

Ce type de contrat offre un potentiel de rendement plus élevé que les contrats en euros mais avec un niveau de risque plus élevé.

Les assureurs placent les fonds investis sur des supports que l’on appelle unités de compte ou UC. Ce sont, en réalité, des paniers d’actions, d’obligations, d’OPCVM ou d’autres instruments financiers dont le rendement dépendra de la performance des sous-jacents.
Selon la sensibilité ou l’aversion au risque du client, les assureurs proposeront des familles d’UC, de façon à offrir une combinaison rendement x risque la
plus appropriée au profil de l’assuré.

D’ailleurs, la réglementation interdit d’investir sur des contrats en UC tant que le client n’a pas répondu à un questionnaire permettant de mesurer cette aversion et l’horizon de placement envisagé.

 

Le contrat d’assurance vie Multi-supports

Ce type de contrat combine les caractéristiques des contrats en euros et des contrats en unités de compte. Les fonds investis dans ce type de contrat sont répartis entre plusieurs supports, offrant ainsi une diversification du risque.
Les investisseurs peuvent choisir de placer une partie de leur épargne sur des supports en euros pour garantir leur capital. Et une autre sur des supports en unités de compte, dans le but de bénéficier d’un rendement potentiel plus intéressant. A chacun de positionner son curseur !

Il est à noter que certains acteurs présentent parfois à tort certains contrats comme des contrats Euros. Alors qu’en réalité, ce sont des contrats multi-supports investis exclusivement sur des fonds monétaires sans risque.

Ils ne présentent pas beaucoup d’intérêt pour l’assuré par rapport à des contrats en Euros, mais ils sont en revanche très intéressants pour l’assureur. Il n’est plus question de garantir le capital ou un rendement avec un fonds monétaire car l’assureur ne verse que ce que le fonds rapportera chaque année. Il n’est même plus question d’une participation aux bénéfices.
Cette pratique a eu tendance à se généraliser au début des années 2000, lorsque les taux d’intérêt se sont effondrés pour n’être compris qu’entre [0% et 1%].

 

 


La presse spécialisée (comme Capital, Challenges ou Le Revenu) met souvent en avant la fiscalité avantageuse de l’assurance vie lorsque nous parlons d’assurance vie.
Associer « Fiscalité » & « Assurance » est un raccourci trompeur. Il n’est, en réalité, que question de moins imposer les plus-values dégagées par un contrat d’assurance vie et à condition d’y être resté au moins 8 ans.

Qui plus est, depuis 2018 et l’introduction de la flat-tax, les prélèvements sont fixes et uniques. Quand avant cette date, ils étaient dégressifs de façon à rendre plus avantageux les placements sur le long terme.


© Article rédigé par votre équipe VNCA.

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